EEG et neuropsychologie
L’EEG est un outil complémentaire qui permet d’enrichir l’évaluation neuropsychologique en apportant un éclairage sur le fonctionnement cérébral.
Intégré à une démarche clinique personnalisée, il contribue à une compréhension plus fine du profil cognitif et à une prise en charge mieux adaptée aux besoins de chaque patient.
Qu’est-ce qu’un EEG ?
L’électroencéphalographie (EEG) est une méthode d’exploration non invasive qui permet d’enregistrer l’activité électrique du cerveau à partir de capteurs placés sur le cuir chevelu.
Elle reflète le fonctionnement dynamique des réseaux neuronaux et fournit des informations complémentaires aux données issues des tests neuropsychologiques.
Dans un cadre clinique rigoureux, l’EEG ne constitue pas un diagnostic à lui seul, mais un outil d’enrichissement de l’évaluation du fonctionnement cognitif.
Le rôle de l’EEG dans l’évaluation neuropsychologique
n neuropsychologie, l’objectif n’est pas seulement de mesurer des performances, mais de comprendre comment le cerveau fonctionne pour produire ces performances.
L’EEG permet notamment :
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d’explorer l’organisation fonctionnelle de l’activité cérébrale,
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d’identifier certains marqueurs neurophysiologiques associés à l’attention, à la vigilance, à la régulation émotionnelle ou aux fonctions exécutives,
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de mieux contextualiser des résultats neuropsychologiques atypiques ou hétérogènes.
Il s’agit donc d’un niveau de lecture complémentaire, intégré à une démarche clinique globale.
Enrichir le profil cognitif du patient
Le profil cognitif repose classiquement sur :
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l’analyse des performances aux tests standardisés,
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l’observation clinique,
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l’anamnèse développementale, scolaire, professionnelle et médicale.
L’EEG vient compléter ce profil en apportant une information sur le fonctionnement cérébral sous-jacent, notamment en termes de rythmes, de régulation et de variabilité de l’activité neuronale.
Cette approche permet :
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d’affiner l’interprétation des difficultés attentionnelles ou exécutives,
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de mieux comprendre certains écarts entre le vécu du patient et les résultats aux tests,
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de guider plus précisément les hypothèses cliniques et les propositions de prise en charge.
Dans quelles situations l’EEG peut-il être pertinent ?
L’utilisation de l’EEG peut être envisagée, lorsque cela est cliniquement pertinent, dans des contextes tels que :
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troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H),
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plaintes attentionnelles ou de concentration persistantes,
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troubles cognitifs fonctionnels ou fluctuants,
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suites de traumatisme crânien léger,
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fatigue cognitive, troubles du sommeil ou de la vigilance,
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questionnements diagnostiques complexes nécessitant un éclairage complémentaire.
Chaque indication est évaluée au cas par cas, dans le respect du cadre clinique et éthique.
EEG et autres examens : une approche complémentaire
L’EEG ne se substitue ni aux tests neuropsychologiques, ni aux examens médicaux spécialisés lorsqu’ils sont indiqués.
Il s’intègre dans une logique de complémentarité, au service d’une compréhension plus fine du fonctionnement cognitif de la personne.
Au Centre NPSI, l’EEG est utilisé comme :
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un outil d’aide à l’analyse clinique,
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un support de discussion avec le patient,
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un élément de réflexion pour orienter la prise en charge.
Une utilisation encadrée et clinique
L’interprétation des données issues de l’EEG repose sur une lecture clinique experte et contextualisée.
Elle s’inscrit dans un cadre de pratique supervisé, en lien étroit avec l’évaluation neuropsychologique et les données cliniques disponibles.
Aucune conclusion n’est posée sur la seule base d’un enregistrement EEG.
EEG et prise en charge personnalisée
En enrichissant le profil cognitif, l’EEG peut contribuer à :
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mieux cibler les axes de remédiation ou d’accompagnement,
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adapter certaines stratégies de prise en charge,
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soutenir, lorsque cela est pertinent, des approches comme le neurofeedback ou la neuromodulation, toujours dans un cadre clinique rigoureux.
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